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Forteresse de Loches – Bilan de la campage de sondages 2013

Figure 2 : Plan de Lhuilier de la Serre (1751-1756) - Bibliothèque municipale de Loches.

La réalisation de fouilles archéologiques au château de Loches, sous la responsabilité de Pierre Papin (Service de l’Archéologie du Département d’Indre-et-Loire), a été engagée suite au lancement par le Conseil Général d’Indre-et-Loire d’un projet de renouvellement de la muséographie du monument départemental. Dans cette démarche, l’expertise du SADIL a été sollicitée, avec le souhait d’intégrer une dimension archéologique à la future mise en valeur. Cependant, la forteresse n’a jamais connu de recherches d’ampleur et souffre actuellement d’un lourd déficit de connaissances dans ce domaine. Loches constitue pourtant l’un des plus importants complexes castraux de Touraine, voire de France. L’ensemble du site couvre une surface de 4,77 hectares (fort Saint-Ours exclu), ceinte de plus d’un kilomètre de remparts dans laquelle se trouvent de nombreux éléments patrimoniaux remarquables (figure 1).

Historiographie de la forteresse de Loches

Du point de vue historique, les rares informations relatives à l’origine de Loches résident dans quelques documents, dont les plus anciens remontent au 6e siècle, bien étudiés lors des travaux d’E. Lorans sur le Lochois (Lorans 1996). Les sources médiévales et modernes relatives au château sont par ailleurs recensées dans l’un des rares articles de synthèse existant sur le site, dont l’auteur, P. Héliot, s’appuie sur une étude plus ancienne de M. Deyres (Héliot, Deyres 1987). Ces mêmes sources écrites sont également inventoriées et examinées dans le travail de maîtrise de K. Lesueur portant sur l’étude de la topographie et de la morphologie de Loches (Lesueur 1997). Ces documents fournissent une base documentaire assez solide sur la ville et la forteresse.

Le site fortifié de Loches possède un riche patrimoine architectural dont les éléments les plus remarquables ont fait l’objet de nombreuses observations dès le 19e siècle (D’Espinay 1869, Gautier 1881). En 1996, une campagne de datations dendrochronologiques menée sur le donjon de Loches a permis de vieillir d’un siècle ce monument, référence incontournable en architecture militaire médiévale (Durant 1996). Un regain d’intérêt pour le site a alors entraîné plusieurs études de bâti complémentaires, réalisées sur la tour maîtresse et les enceintes qui l’entourent (Langeuin 1996 ; Mesqui 1998). La 155e session du congrès archéologique de France en 1997, permettra dans la foulée, la publication (en 2003) d’articles portant sur les principaux éléments architecturaux jalonnant la forteresse : le donjon et ses enceintes (Mesqui 2003), la porte royale (Corvisier 2003), la collégiale Saint-Ours anciennement Notre-Dame (Duret-Molines 2003, Fleury 2003) et les logis royaux (Guillaume 2003). Actuellement, une thèse d’archéologie du bâti est en cours sur les logis royaux par Solveig Bourocher, dont la soutenance est prévue en 2014 (Université de Tours, Centre d’Étude Supérieur de la Renaissance, sous la direction d’Alain Salamagne).

En revanche, d’un point de vue de l’archéologie du sous-sol, le site a connu très peu de recherches. De 1970 à 1973, une fouille a été menée par Ch. Lelong dans le fort Saint-Ours, non publiée exhaustivement (Lelong 1974, Bobin 1994). Elle concernait le site d’une ancienne église paroissiale située au pied de la forteresse. Par ailleurs, quatre opérations d’archéologie préventive de faible ampleur sont dénombrables en 2000, 2004 par l’INRAP (Champagne, Scheffer 2000 ; Scheffer 2004a et 2004b), 2008 et 2012 par le SADIL (Dufaÿ, Papin 2008 ; Papin, Lacroix 2013).

Paradoxalement, en dépit de la richesse patrimoniale de la forteresse, Loches n’a jamais fait l’objet de travaux de synthèse. Les rares articles transversaux, tous anciens (Gautier 1881, Héliot, Deyres 1987, basé sur une étude de 1948), sont une simple juxtaposition d’études succinctes des éléments remarquables (donjon, front sud, logis, collégiale, porte royale). À ce stade de la recherche, l’approfondissement des connaissances sur la forteresse doit donc se fonder sur une approche plus globale : il s’agit de créer des liens entre les différentes parties les mieux documentées du site, en comblant les lacunes de connaissances par des études complémentaires et des fouilles ciblées.

Circonstances et problématiques des opérations du SADIL en 2012 et 2013

Une opportunité de renouveler les problématiques sur le château de Loches a été saisie par le SADIL en 2012-2013. Une opération de sauvetage urgent dans le secteur des logis royaux liée à la construction d’une piste pour personnes à mobilité réduite, a constitué une occasion d’observer pour la première fois le sous-sol de l’extrémité nord de l’éperon. Effectuée sur une surface importante (270 m² sous forme de tranchées) mais sur une profondeur très limitée (40 cm en moyenne), cette opération a provoqué la découverte d’arases maçonnées de nombreux vestiges (Papin, Lacroix 2013). En outre, l’intervention de 2012 a justement coïncidé avec le lancement du projet de renouvellement de la muséographie du site par le Conseil Général.

Dans ce contexte dynamique, le SADIL a proposé réalisation dès 2013 d’une phase exploratoire visant à mieux apprécier le degré de conservation des vestiges et le potentiel archéologique dans le secteur des logis-royaux. La stratégie adoptée consistait à sélectionner trois zones d’exploration espacées les unes des autres, sur lesquelles des surfaces de 30 m² ont été ouvertes. Le but : obtenir une évaluation générale de l’épaisseur et de la chronologie des niveaux anthropiques existant dans le parc des logis.

Les sondages ont néanmoins été localisés précisément à partir d’éléments connus par le bâti actuel ou par la documentation écrite et/ou iconographique. Une première autorisation de sondages archéologiques a ainsi été demandée auprès du Service Régional de l’Archéologie pour l’année 2013. Plusieurs problématiques spécifiques au secteur des logis royaux, où les recherches archéologiques sont particulièrement maigres, ont été développées.

En premier lieu, quelle était la nature de l’occupation environnant les logis royaux à la fin du Moyen-Âge et au début de l’époque moderne ? Actuellement, seules les salles nobles des logis, construites en deux phases distinctes, sont en élévation. Aucune trace matérielle n’est connue des parties communes, des cuisines, de la chapelle et autres bâtiments annexes, dont certains sont mentionnés dans les sources textuelles et apparaissent sur les représentations iconographiques (figure 2). L’intervention de 2012 a permis de reconnaître notamment d’anciennes écuries mentionnées dans un texte de 1606-1607, ainsi que deux corps de bâtiments au sud du logis ayant fonctionné entre le 15e et le 19e siècle.

En second lieu se pose la question de la topographie ancienne des remparts dans ce secteur de la forteresse. L’étude de 2012 a en effet reconnu lors d’un examen rapide de l’élévation du rempart à la pointe de l’éperon, des traces d’arrachement d’une tour circulaire présumée du 13e siècle, seul vestige ancien de fortification dans ce secteur. Le reste du rempart semble passablement repris de manière relativement récente (15e-19e siècle), ce qui pose la question de la localisation et de la forme des remparts aux époques plus anciennes.

Enfin, la question de la nature des occupations de l’éperon antérieurement à la construction des logis des 14-15e siècles a été abordée. Les vestiges d’un pan de mur en élévation portant deux baies romanes sont encore visibles dans le parc des logis royaux. Quelques arases de murs découverts en 2012 peuvent également appartenir à des phases anciennes d’occupation du site. Ces éléments demeuraient les seuls vestiges antérieurs aux logis royaux connus dans le secteur, tous mal datés et mal caractérisés.

Bilan des sondages de 2013

Les quatre sondages pratiqués en 2013 ont livré des résultats très abondants ayant permis de mesurer la qualité de la conservation des niveaux médiévaux dans le parc des logis royaux (figure 3).

Bien que quelques tessons datant de l’Antiquité et du très haut Moyen-Âge aient été découvert en position résiduelle dans les sondages, les niveaux les plus anciens observés datent de la toute fin du haut Moyen-Âge (10e siècle). Ces niveaux ont été atteints dans les trois zones ouvertes sur des surfaces limitées en fond de sondage, après installation de paliers de sécurité. Ils prennent la forme de niveaux de remblais d’occupation dans lesquels quelques structures en creux sont présentes (fosses, trous de poteaux). Dans les sondages 3 et 4, ces niveaux surmontent directement le rocher naturel qui a été atteint entre 1,40 m et plus de 2 m de profondeur. On note en particulier dans le sondage 4, la mise au jour de deux silos de taille conséquente (1,50 m de profondeur pour 1,10 mètre de large à l’ouverture pour celui observé en entier), creusés dans le rocher, ayant livré un matériel abondant de la deuxième moitié du 10e siècle. Bien que ces occupations soient difficilement caractérisables en l’état, les trois sondages confirment l’existence de niveaux archéologiques bien conservés concordant avec les premiers temps de la présence des comtes d’Anjou à Loches (à partir de Foulque le Roux, vers 900).

Les sondages de 2013 témoignent également du dynamisme de l’occupation aux 11e et 12e siècles, qui ne touche donc pas seulement le secteur sud du donjon et la collégiale, mais bien l’ensemble de l’éperon fortifié. Les sondages 1 et 2 ont permis de préciser la datation, la taille et la forme du bâtiment à baies romanes. La céramique ramassée dans les niveaux de construction du bâtiment suggère une installation dès le 11e siècle. À partir d’un relevé pierre à pierre du mur en élévation (figure 4) et des données issues des sondages, l’hypothèse d’un bâtiment mesurant 14,70 mètres de long (en oeuvre, pour plus de 16 mètres hors oeuvre) et de 8 à 10 mètres de large environ, soit une surface de plus de 150 m² peut être émise. L’élévation conservée permet d’estimer une hauteur minimale de 11 mètres, supposant un probable étage éclairé par de larges fenêtres et d’un rez-de-chaussée. Les murs présentent une conservation remarquable (sept assises de moyen appareil conservées sous le sol actuel), permettant d’envisager une préservation potentielle des seuils de portes, voire des appuis de fenêtres, des cheminées… Toute la stratigraphie de l’occupation du bâtiment apparaît par ailleurs bien conservée. La qualité du matériel retrouvé (vitraux décorés, enduits peints) présume sans doute une vocation noble de l’édifice.

Dans le sondage 4, au sud des logis, des constructions maçonnées ont aussi été mises en évidence dès le 11e siècle (figure 5), pour l’instant assez mal caractérisées.

Les constructions semblent se multiplier aux 12e et 13e siècles. Dans le secteur du bâtiment à baies romanes, des constructions de cette époque ont été identifiées. Elles correspondent vraisemblablement à la poursuite du programme architectural originel par l’adjonction de nouveaux bâtiments contre les murs nord-est et sud-est du grand édifice préexistant. De même, dans le sondage 4, la présence d’un mur d’orientation est-ouest, perpendiculaire à la courtine actuelle, mesurant 0,95 m de large, a été constatée. Si son ancienneté est assurée par des arguments stratigraphiques, sa caractérisation reste pour l’instant indéterminée. L’installation probablement au 13e siècle d’un bâtiment accolé au parement nord de ce dernier mur, a été mise en évidence. Le mur nord de ce bâtiment comporte une cheminée dont un piédroit et l’âtre partiellement conservé en pierres de calcaire ont été observés (figure 6). Les niveaux d’abandon et de récupération de ce sol ont été datés par des éléments céramiques et la présence de trois monnaies, dont deux identifiées, du début du 16e siècle. Pour ce qui est du bâtiment à baies romanes (sondage 1), les niveaux d’abandon se présentent comme un épais remblai de tuffeau concassé apporté massivement, percé de quelques fosses ayant livré du matériel céramique de la deuxième moitié du 15e siècle. Ces destructions sont peut-être à mettre en parallèle avec les deux temps de la construction des logis royaux entre la fin du 14e (1377) et la fin du 15e siècle (1499).

Le sondage 3 a permis de reconnaitre, à ce titre, l’existence d’une aile supplémentaire jusqu’ici inconnue du programme de construction de la fin du 14e siècle (figure 7). L’angle sud-ouest d’une construction d’orientation est-ouest, strictement perpendiculaire aux logis, a en effet été mis au jour. Or, le mur sud de ce bâtiment correspond parfaitement à l’alignement d’un arrachement présent sur le logis. Deux assises d’élévation sont conservées dans lesquelles une porte large de 2 mètres a été observée, perçant le mur occidental, et dont les piédroits présentent des moulures similaires à la cheminée de la grande salle du logis de 1377. Ces éléments ne permettent aucun doute sur leur stricte contemporanéité. Le sol de ce bâtiment était composé d’un carrelage vernissé. Les carreaux conservés sur le seuil de la porte présentent des décors composés de motifs floraux (dont des fleurs de lys) et de blasons (figure 8 et figure 9). Ces découvertes permettent d’identifier ce bâtiment comme la chapelle castrale dédiée à Saint-Louis, mentionnée par deux textes du 17e siècle, qui est dite « joignant les logis desdites salles (du Roy) », ou encore décrite comme « un corps de logis joignant les grandes salles ». Ce bâtiment est représenté sur un plan du milieu du 18e siècle. La découverte d’un regard maçonné situé immédiatement à droite de l’entrée, suppose l’installation d’un caveau à l’intérieur de la chapelle. Le fond de cette structure n’a pas été atteint dans le cadre du sondage n°3.

Dans le sondage 4 au sud des logis, les vestiges d’un bâtiment probablement construit au 16e ou au 17e siècle, ont été découverts surmontant les niveaux d’abandon du 15e siècle précédemment évoqués et recouvrant les arases antérieures. Cette construction est visible sur le plan du 18e siècle, ainsi que sur un document de 1806. La chapelle et ce corps de bâtiment au sud sont entièrement détruits à la fin du 18e ou au début du 19e siècle, moment où la forteresse, vendue comme bien national à la Révolution, connait l’installation de la sous-préfecture et du tribunal de Loches.

Au terme de ces sondages, force est néanmoins de constater que, contrairement à ce qui était attendu, aucune excavation n’a permis d’éclairer la problématique de l’articulation des constructions avec les fortifications environnantes. Tout juste la présence du rocher relativement haute dans les sondages 3 et 4, couplée à l’absence de niveaux très anciens, permet-elle de supposer une topographie plus resserrée vers l’intérieur de la forteresse de l’ancien castrum du haut Moyen-âge.

Bibliographie

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Pour citer cet article

Pierre PAPIN, "Forteresse de Loches – Bilan de la campage de sondages 2013", RIHVAGE, mis en ligne le 27 janvier 2014, consulté le 18 novembre 2017. URL : https://rihvage.univ-tours.fr/forteresse-de-loches-bilan-de-la-campage-de-sondages-2013/.